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Il est encore temps de…

Vivre avec différentes pertes

Auteur : Mario Mailloux, célébrant de rituels d'adieu

Pour qui est un tant soit peu observateur, il est assez aisé de remarquer que des changements surviennent de façon visible à tout âge. Imaginons ce qui se passe à l’intérieure de nous sans que nous y ayons accès. Différentes études en arrivent à des âges variés pour nous informer que notre corps commence à changer de façon significative. On s’entend pour dire qu’un tournant majeur semble se produire entre 45 et 55 ans.

Différents types de pertes peuvent nous affecter. Les aspects cognitif, physique, moteur, langagier, pour ne nommer que ceux-là peuvent présenter certaines lacunes. Avec des intensités variées. Heureusement, ces pertes ne sont pas toujours invalidantes au point de miner notre condition de vie, notre qualité de vie.

D’autres pertes autour de nous peuvent laisser des traces profondes. Plus nos années s’accumulent, plus on risque de voir partir des personnes qui nous sont chères. De belles complicités, des vis-à-vis à qui raconter nos souvenirs, des témoins de ce que nous sommes devenus, tout ce qui faisait partie de notre quotidien qui appartiendra au passé définitivement. Des trous, des vides qui nous laissent parfois l’impression d’être abandonné.e. Heureusement, il nous reste de bons souvenirs pour continuer notre route, autrement.

Devant l’inévitable, diverses réactions s’offrent à nous. Différents verbes révèlent bien notre perception de ce qui nous arrive. Certaines diront accepter leur réalité. D’autres s’ajuster, s’adapter. Pour d’aucuns il s’agira d’endurer ou même de ne pas avoir le choix de subir. Pourtant, nous avons le choix de réagir d’une façon qui soit plus dynamique malgré notre condition.

Qui dit perte, dit deuil. Faire son deuil. Il s’agit là d’un processus qui se vit avec plus ou moins d’intensité et qui demande plus ou moins de temps selon les personnalités. Il est sage de faire appel à diverses ressources autant à l’intérieur de nous qu’autour de nous. Il existe plusieurs associations, professionnels, clubs pour éviter de vivre ce travail en solo. Ce serait sans doute la pire solution de s’isoler dans quelque perte que ce soit.

Heureusement, malgré et avec certaines pertes, il nous est encore possible de nous épanouir, voire de nous améliorer sur un aspect ou l’autre. Comme quoi, tant qu’il y a de la vie, il a de la possibilité qui s’offre à nous.

 

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