Il est encore temps
De faire mon bilan
Apprécier le chemin parcouru n’est pas exclusif au premier jour de l’an. En effet, plusieurs personnes aiment regarder dans le rétroviseur et apprécier le chemin parcouru. On y décèle les embûches et les moyens empruntés pour s’en sortir, d’avoir tenu bon. Les réalisations sont nommées avec fierté. Les échecs peuvent avoir été des tremplins pour avancer. Plusieurs groupes de croissance personnelle offrent pareille opportunité. Un texte saura vous guider dans cet exercice pertinent et nécessaire à tous les âges.
Il est encore temps
De trouver et de donner du sens
Il fut un temps pas si lointain où les institutions Église, famille, société, dictaient le sens à faire sien. C’était une donnée extérieure qui nous arrivait et que l’on épousait. Sans doute avec quelques difficultés parfois. Or de nos jours, il s’agit d’une démarche personnelle. Cet exercice peut s’avérer plus ardu pour les un.e.s que pour les autres. Voici une proposition d’aide pour réussir cet exercice.
Cette capsule propose une réflexion sur le besoin profondément humain de donner du sens à sa vie. Qu’est-ce que cela peut apporter ? Quelles formes cette recherche peut-elle prendre ? Divers points de vue sur la quête de sens sont mis en relation les uns avec les autres : regard d’une psychologue, point de vue athée et humaniste, regard de foi à partir d’une tradition religieuse, point de vue spirituel sensible à ce qui est commun aux différentes sagesses et religions … Cette diversité de points de vue permet à la personne qui regarde la vidéo de se sentir personnellement concernée par la question : Et moi, qu’est-ce qui donne sens à ma vie ?
Pour qui est un tant soit peu observateur, il est assez aisé de remarquer que des changements surviennent de façon visible à tout âge. Imaginons ce qui se passe à l’intérieur de nous sans que nous y ayons accès. Différentes études en arrivent à des âges variés pour nous informer que notre corps commence à changer de façon significative. On s’entend pour dire qu’un tournant majeur semble se produire entre 45 et 55 ans.
La transmission n’est-elle pas une façon primordiale de survivre. C’est comme si une partie de soi allait continuer de demeurer en vie. Il est possible de réfléchir à ce que l’on aimerait bien laisser en héritage à des proches, à des organismes, à la société.
Il est encore temps
De désirer
Peu importe son âge, peu importe sa condition, tant qu’il y a de la vie, on peut y déceler de l’espoir, même si mince soit-il. Et quoi de mieux pour demeurer en vie que de se permettre de rêver, de désirer. L’œil peut demeurer alerte, le sourire lumineux. Même avec des limitations, il nous est possible d’apprivoiser ce qu’on ne peut changer, ce qui est hors de notre contrôle. En fait, non seulement il s’agit d’une possibilité, mais d’une attitude gagnante.
Pour ce qui est de notre contrôle, il nous est possible de nous connecter à plus forte raison à soi-même afin de faire des choix qui nous sortent de notre zone de confort ou qui sont près de nous, près de nos habitudes. On peut se mettre au ménage intérieur ou autour de nous afin de se départir de ce qui est encombrant. Il nous est possible d’investir davantage dans l’être que dans l’action.
« Quel désir vous habite ?
Un désir à la mesure de vos besoins? Et votre désir sera bientôt chagrin. Le vrai désir, c’est la transgression, c’est l’obligation d’aller plus loin, de nier la négation, de vaincre le temps et l’espace et d’habiter l’ailleurs dont on ne sait ni la forme ni le goût. Au-delà du besoin et de ses fantômes, plus loin que la peur, la haine, la vengeance, le désir s’avance dégagé de la lourdeur des choses. Appelez-le la mort, appelez-le Dieu. Les mots, à tout prendre, importent bien peu. Je m’appelle désir et ne m’en porte que mieux. »
André Beauchamp
Vivre son âge Novalis, 2018, page 189


