Le jeûne et l’abstinence

fleur dans le désert
cactus dans le désert
arbres dans le désert
image
brioche du Carême
Pain et chandelles
Bible et café
No alcool, no ordinateur

 

Photos © FreepikMontage : JR

Le jeûne et l’abstinence

Se détacher du superflu

Pour revenir à l’essentiel

 

Bien des chrétiens et des chrétiennes découvrent (ou se remémorent) l’existence du Carême lorsqu’ils sont témoins des usages du mois de ramadan dans l’islam. Les principaux points communs entre les deux sont le jeûne, la prière et l’aumône (générosité envers les autres), qu’on retrouve également dans le judaïsme. Mais qu’est-ce qui caractérise le jeûne du Carême dans le christianisme et particulièrement dans l’Église catholique actuelle?

Le jeûne est une pratique d’ascèse, c’est-à-dire une privation volontaire de nourriture en vue d’un progrès spirituel et moral. Dans le christianisme, on pratique traditionnellement un jeûne partiel et non complet : certains jours, on diminue la quantité de nourriture ingérée et la fréquence des repas. Il faut distinguer le jeûne de l’abstinence, pratiquée plus couramment. Cette dernière consiste à retirer certains aliments de son menu, par exemple la viande ou les desserts, pendant une journée ou une période donnée.

Actuellement, l’Église catholique prescrit le jeûne et l’abstinence lors du Mercredi des Cendres et du Vendredi Saint. Autrefois, l’approche adoptée était davantage centrée sur la rigueur des règles à respecter, au risque d’obscurcir le but poursuivi et d’étouffer l’exercice de la liberté de conscience. Depuis le Concile Vatican II (1962-1965), l’insistance porte davantage sur la rénovation intérieure et la conversion à vivre. La souplesse des moyens se veut au service du sens de la démarche et de la profondeur de son impact sur le cheminement des personnes et des communautés.

Ainsi chaque personne est invitée à discerner ce qui est le plus adapté à sa situation et le plus profitable pour son cheminement. Actuellement, de nouvelles formes de jeûne et d’abstinence non alimentaires se développent : jeûne de temps d’écran ou de réseaux sociaux, sobriété énergétique, etc. Clairement, il s’agit d’un moyen et non d’une fin. La privation volontaire n’a rien d’une autopunition. Son but est de favoriser le détachement du superflu pour revenir à l’essentiel, d’augmenter la disponibilité intérieure à la prière et à l’écoute de la Parole et enfin de stimuler le partage et la générosité dans le service des autres.

Sophie Tremblay
Office de catéchèse du Québec

 Jeûne du Carême

Comment et pourquoi?

Comment jeûner pendant le Carême ?

En moins de 90 secondes, cette vidéo du Jour du Seigneur répond à cette question en cernant l’essentiel. 

Jeûner

Jeûner… pour se mettre en appétit !

Plus que la privation d’un plaisir, jeûner prépare le cœur à une nourriture autrement plus merveilleuse : Dieu lui-même, qui peut se rencontrer en toutes choses.

Véronique Lang, Centre de spiritualité Manrèse

Comparaison du jeûne du Ramadan et du Carême orthodoxe

Le vidéaste Daniil le russe raconte avec énormément d’humour son expérience personnelle du ramadan ainsi que du Carême orthodoxe, en comparant les deux.

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