Dès le commencement, Dieu définit l’humain comme un être éminemment relationnel : il n’est pas bon qu’il soit seul. La table est mise : Ah les relations ! Quitter, s’attacher, ne faire qu’un, renvoyer, être renvoyé … que d’actualité dans nos vies ! À ces pharisiens qui cherchent à le piéger, Jésus invite ailleurs, à dépasser la loi, à passer de la tête au cœur.
Quitter son père et sa mère : voilà une invitation à se lever, à se mettre en marche vers ce que nous sommes appelés à être, à découvrir son identité de fille ou de fils de Dieu. C’est à partir d’une juste relation à soi-même, vécue dans cette liberté intérieure que nous pourrons vivre une altérité porteuse de fruits. Ne pas « quitter son père et sa mère » supposerait de rester dans un état où l’on attend de l’autre qu’il prenne soin de nous, qu’il comble nos besoins, dans une malsaine dépendance. Est-ce que je laisse Dieu faire grandir en moi ce qu’il a déposé ?
S’attacher à l’autre et devenir fécond n’est pas une invitation à la fusion, à disparaitre dans l’autre, mais plutôt à un engendrement mutuel dont la source est un Autre plus grand que soi. L’amour au cœur de nos relations humaines n’est-il pas appelé à ressembler à cet Amour divin, celui qui relève, nous fait vivre d’en haut ?
Et Jésus pousse encore plus loin la réflexion : cette relation d’amour conjugal (et d’amour avec les autres) doit se vivre dans la fidélité et l’engagement. Apprenons à goûter à cette fidélité de Dieu à notre égard, fidélité qui parle d’accueil, de patience, de tolérance, de bienveillance, pour en devenir à notre tour des témoins.
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(Se ressourcer)
(Prier)